19.09.2008
Amiante: une bataille gagnée
Ne soyons pas naïfs, les employeurs, plus prompt à regarder leur bénéfices qu’à réparer leur négligence vont surement faire un pouvoir en cassation.
Une bataille est gagnée, pas la guerre.
La décision de la cour d’appel de Paris, ormi la réparation financière accordée aux salariés, permettra de donner au personnel en cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante les arguments pour la création d’un véritable statut, avec les droits qui étaient les siens lors de son départ de l’entreprise (compensation du manque de déroulement de carrière, participation au comité d’entreprise, suivi médical, participation aux élections du personnel ……..)
N’oublions jamais que notre espérance de vie est de 8 à 10 ans inférieur à l’ensemble de nos compatriotes et que la cessation anticipée d’activité n’est qu’un glissement de quelques années pour profiter, comme tout un chacun d’une fin de vie en bonne santé, avant que la maladie ne nous rattrape.
Le prochain combat sera pour la condamnation pénale des employeurs et leur accueil dans des maisons tous frais payés, des maisons pénitencières.
La cour d'appel de Paris a accordé, jeudi 19 septembre, un total de près de 800.000 euros de dommages et intérêts à 39 anciens salariés de ZF Masson, un équipementier pour bateaux installé à Saint-Denis (Yonne), pour indemniser le préjudice économique lié à leur départ anticipé en retraite après avoir été exposés à de l'amiante durant leur carrière et alors qu'ils sont encore en "bonne santé".
L'affaire avait été évoquée d'abord devant le conseil de prud'hommes de l'Yonne à Sens qui s'était déclaré incompétent, mais la cour d'appel de Paris en a décidé autrement et a jugé l'affaire sur le fond.
Elle a rappelé qu'aucun des demandeurs n'a "à ce jour contracté l'une des maladies liées à l'exposition à la poussière d'amiante", mais qu'ils avaient simplement demandé "la réparation d'un préjudice économique, consécutif à leur choix, qu'ils estiment contraint, de bénéficier de l'allocation de cessation anticipée d'activité" qui leur fait perdre près de 35% de leurs revenus.
Selon, Me Jean-Paul Tessonnière, l'avocat des salariés, cette décision de la cour d'appel, qui fera certainement l'objet d'un pourvoi en cassation de la part de l'employeur, "concerne potentiellement des dizaines de milliers de salariés en France".
"Négligence fautive"
La cour a en effet jugé que la société "ne pouvait ignorer le caractère dangereux de l'amiante sous ses diverses formes et les différentes formes de pathologies dont sont atteints les salariés exposés à l'amiante". L'employeur a ainsi "sciemment méconnu" les règles liés à l'utilisation d'amiante", estiment les juges.
Ils pointent aussi cette "négligence fautive" ayant eu "pour conséquence d'exposer l'ensemble des salariés au risque d'amiante (...) avec pour conséquence une réduction de leur espérance de vie" qui "leur a ainsi fait perdre la chance de poursuivre leur carrière à son terme".
La cour estime donc que les demandeurs ont "subi un préjudice économique direct et certain" qu'elle condamné ZF Masson à indemniser. Les salariés doivent recevoir entre 1.600 et 52.000 euros, selon leur ancienneté. L'entreprise ZF Masson a été reconnue site amianté en 2002.
Les 39 ex-salariés réclamaient des indemnités supplémentaires à l'allocation de cessation d'activité des travailleurs de l'amiante, l'ACATA, qui leur verse actuellement 65% de leur dernier salaire brut. (avec AP)
11:34 Publié dans AMIANTE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amiante, justice, caaa
08.07.2008
Ha, ces patrons, tous les mêmes!dur,dur d'assumer
Une honte pour la France, un affront pour nous.
Article paru dans la presse:
Sécurité - Prévention - Accidents du travail - Risques
Amiante, Alsthom fait appel du jugement 28/06/2008 08:46 (Par Pierre MELQUIOT)
Amiante, Alsthom fait appel du jugement
Amiante, Alsthom fait appel du jugement. La société Ahlstrom a annoncé qu'elle allait faire appel de sa condamnation car « ce départ à la retraite est volontaire et ne présuppose pas que les travailleurs aient été exposés à l'amiante, ni qu'ils souffrent de maladies liées à l'amiante ».
Alors que le conseil des prud’hommes de Bergerac, en Dordogne, a récemment décidé de faire indemniser 17 salariés d’une papeterie Alsthom en Dordogne, qui avaient été fortement exposés à l’amiante , la société a décidé de faire appel du jugement.
Le conseil des prud’hommes de Bergerac avait signé une première judiciaire dans le dossier de l'amiante en décidant de faire indemniser par Alsthom 17 salariés victimes de l'amiante. Les indemnités de ces anciens salariés victimes de l'amiante, en raison d’un départ prématuré en pré-retraite, doivent aller de 9.000 à 85.000 euros, ainsi en a décidé le conseil des prud’hommes de Bergerac. Mais Alsthom ne compte pas en rester là et conteste le jugement.
La société Ahlstrom a en effet annoncé dans un communiqué, qu'elle allait faire appel de cette condamnation : « Ahlstrom va faire appel de cette décision », car « ce départ à la retraite est volontaire et ne présuppose pas que les travailleurs aient été exposés à l'amiante, ni qu'ils souffrent de maladies liées à l'amiante ».
A l’annonce du jugement, L’Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (Andeva) s’était félicitée de ce jugement, considérant que « la préretraite amiante vise à compenser la perte d’espérance de vie pour des salariés » qui ont été « fortement exposé à ce matériau cancérogène. » Deux points de vue différents qui seront donc une nouvelle fois débattus en justice.
10:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allocation amiante, ouvriers d'état, brest, cessation d'activité, caaa, andeva, dcn







