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08.07.2008

Ha, ces patrons, tous les mêmes!dur,dur d'assumer

       Réaction à la décision du tribunal de BERGERAC.

 

 

          Une honte pour la France, un affront pour nous.  

 

Article paru dans la presse:

 

Sécurité - Prévention - Accidents du travail - Risques
Amiante, Alsthom fait appel du jugement 28/06/2008 08:46 (Par Pierre MELQUIOT)

Amiante, Alsthom fait appel du jugement
Amiante, Alsthom fait appel du jugement. La société Ahlstrom a annoncé qu'elle allait faire appel de sa condamnation car « ce départ à la retraite est volontaire et ne présuppose pas que les travailleurs aient été exposés à l'amiante, ni qu'ils souffrent de maladies liées à l'amiante ».

Alors que le conseil des prud’hommes de Bergerac, en Dordogne, a récemment décidé de faire indemniser 17 salariés d’une papeterie Alsthom en Dordogne, qui avaient été fortement exposés à l’amiante , la société a décidé de faire appel du jugement.

 

Le conseil des prud’hommes de Bergerac avait signé une première judiciaire dans le dossier de l'amiante en décidant de faire indemniser par Alsthom 17 salariés victimes de l'amiante. Les indemnités de ces anciens salariés victimes de l'amiante, en raison d’un départ prématuré en pré-retraite, doivent aller de 9.000 à 85.000 euros, ainsi en a décidé le conseil des prud’hommes de Bergerac. Mais Alsthom ne compte pas en rester là et conteste le jugement.

La société Ahlstrom a en effet annoncé dans un communiqué, qu'elle allait faire appel de cette condamnation : « Ahlstrom va faire appel de cette décision », car « ce départ à la retraite est volontaire et ne présuppose pas que les travailleurs aient été exposés à l'amiante, ni qu'ils souffrent de maladies liées à l'amiante ».

 

A l’annonce du jugement, L’Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (Andeva) s’était félicitée de ce jugement, considérant que « la préretraite amiante vise à compenser la perte d’espérance de vie pour des salariés » qui ont été « fortement exposé à ce matériau cancérogène. » Deux points de vue différents qui seront donc une nouvelle fois débattus en justice.

Enfin un espoir

Un espoir pour les malades de l’amiante Echo de la Fondation n°104
06/05/2008

Le cancer de la plèvre (mésothéliome) représente un important problème de santé publique qui va encore s'aggraver dans les prochaines années.

Aussi, la Fondation de l'Avenir s'engage aux côtés du docteur Marc Grégoire pour trouver une nouvelle voie de traitement.

 

 

 

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Le plus souvent lié à l'inhalation de fibres d'amiante couramment utilisées comme isolant jusqu'à il y a quelques années, le mésothéliome pleural se déclare après des années de latence et provoque déjà 3 000 décès par an. Les traitements antitumoraux classiques se révélant insuffisants, la recherche s'oriente donc vers la stimulation du système immunitaire afin de renforcer l'efficacité des chimiothérapies. Encouragé par les réponses immunitaires lors d'études précliniques, le docteur Marc Grégoire (Nantes), financé par la Fondation de l'Avenir en 2007, tente de mettre au point des cellules chargées en antigènes tumoraux.

On espère que ces cellules pourront provoquer une stimulation du système immunitaire et une réaction de l'organisme contre la tumeur, améliorant ainsi les effets du traitement classique. Combinée à la chimiothérapie, cette immunothérapie offrirait ainsi de nouvelles perspectives pour ce cancer qui pourrait toucher entre 50 et 100.000 personnes d'ici 2030.

Pour faire un don à la Fondation et soutenir la recherche médicale appliquée
http://www.fondationdelavenir.org/recherche.php

 

07.07.2008

BERGERAC:une injustice va elle être réparée

Première judiciaire à Bergerac dans le             dossier de l'amiante

vendredi 27 juin 2008 10h35

 

BORDEAUX (Reuters) - Des salariés fortement exposés à l'amiante ont obtenu pour la première fois de la justice une indemnisation pour la perte de revenus liée à leur départ prématuré en pré-retraite, apprend-on auprès de leur avocat. Les 17 anciens salariés de la papeterie Ahlstrom Labelpack à Lalinde (Dordogne) ont obtenu jeudi du conseil des prud'hommes de Bergerac de 9.000 à 85.000 euros d'indemnités pour la perte de 35% de leurs revenus jusqu'à l'âge légal de la retraite et 10.000 euros chacun au titre du "préjudice d'anxiété". "Ce préjudice doit s'analyser en une perte de chance en ce que l'employeur, par son attitude, a privé les salariés d'une évolution de carrière normale et d'une retraite légitime compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie", a estimé le conseil des prud'hommes dans son jugement. Ces anciens salariés exposés à l'amiante, qui n'ont pas jusque-là développé de maladie, sont déjà bénéficiaires de l'Allocation de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante (Acaata) qui prend en charge 65% du salaire. "Le conseil des prud'hommes a considéré en quelque sorte qu'il ne fallait pas infliger une double peine en ajoutant aux huit ans d'espérance de vie en moins une perte de revenus de 35%", a dit à Reuters Me Jean-Paul Teissonnière, avocat de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva). "C'est une décision importante car elle concerne potentiellement plusieurs dizaines de milliers de personnes et peut inciter d'autres qui ne l'avaient pas fait justement pour des raisons économiques à partir en préretraite", a ajouté l'avocat. Selon Me Teissonnière, la cour d'appel de Paris doit rendre sa décision le 18 septembre dans un dossier de même nature. Si elle se confirme, la décision de Bergerac alourdira encore le coût potentiel du contentieux concernant les maladies et les décès liés à l'ingestion de cette fibre incombustible, utilisée dans l'isolation des bâtiments et tous les secteurs de l'industrie jusqu'à son interdiction totale en 1997. Les spécialistes évaluent à 3.000 le nombre de décès annuels dus aux cancers et mésothéliomes liés à l'amiante en France et prévoient 100.000 décès d'ici 2025. Le coût annuel d'indemnisation de ces pathologies s'établirait entre 11,7 et 22 milliards d'euros pour les vingt prochaines années, selon un rapport remis au Parlement fin 2004, une évaluation qui était alors portée à 37 milliards d'euros si l'on tient compte des coûts liés aux départs anticipés de salariés. Claude Canellas, édité par Thierry Lévêque

06.07.2008

Tout savoir sur l'amiante

AMIANTE
Notions essentielles
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• Caractéristiques
• Utilisation
• Méthodes de détection et de détermination dans l'air
• Risques - Pathologies - Toxicologie
• Maladies professionnelles
• Valeurs limites d'exposition
• Principaux textes réglementaires : Locaux de travail Travaux interdits Médecine du travail Protection de la population Protection de l'environnement
• Conclusion et éléments de réflexion
• Références & Bibliographie
• Liens utiles
Dernière mise à jour février 2006
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Caractéristiques
Substance minérale naturelle, l'amiante ou asbeste est un silicate fibreux.
On distingue deux groupes minéralogiques, les serpentines et les amphiboles :
1. le chrysotile ou amiante blanc est la variété la plus courante, la seule du groupe serpentine.
2. les amphiboles comprennent cinq variétés :
• les amphiboles sodiques comme la crocidolite (amiante bleu ou riebeckite )
• les amphiboles calciques comme le trémolite et l'actinolite
• l'anthophyllite
• les ferroanthophyllites comme l'amosite ou amiante brun
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Utilisation
Les différentes utilisations des fibres d'amiante mettent à profit leur exceptionnelle qualité de résistance à la chaleur et au feu, leur inertie chimique, leur résistance mécanique et leur imputrescibilité.
Les amiantes trouvent leur application :
- dans l'industrie du bâtiment
- dans l'industrie pour le calorifugeage et l'étanchéité
- dans la construction navale comme isolant et résistant au feu
- dans l'industrie textile pour la confection de vêtements résistant au feu et pour tous travaux de calorifugeage ainsi que comme filtre vis-à-vis des substances agressives
- dans l'industrie de l'automobile pour les garnitures de friction
- dans l'industrie des matières plastiques pour l'isolation et la calorifugation
- dans les produits d'étanchéité
- dans les produits de filtration pour l'industrie alimentaire et pharmaceutique
- dans la production de produits moulés isolants électriques Globalement, l'amiante entre dans la composition de plus de 3000 produits. Le chrysotile est la variété la plus utilisée; l'amosite est surtout utilisé pour l'isolation thermique; la crocidolite pour sa résistance mécanique et sa tenue aux acides.
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Méthodes de détection et de détermination dans l'air
Les concentrations en milieu de travail sont déterminées par microscopie optique en contraste de phase, conformément à l'arrêté du 14 mai 1996 et à la norme AFNOR X 43-269 de 1991, et exprimées en fibre / cm3.
Les teneurs dans l'atmosphère des immeubles bâtis et dans l'environnement sont déterminées par microscopie électronique à transmission, conformément au décret n° 96-97 du 7 février 1996 et à la norme AFNOR X 43-050 de 1996, et exprimées en fibre / litre.
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Risques - Pathologie - Toxicologie
La taille et la géométrie des fibres sont les principaux facteurs qui déterminent la pénétration de l'amiante et sa distribution dans les voies respiratoires.
L'inhalation de fibres d'amiante expose à des affections diverses dont certaines sont d'une extrême gravité :
• L'asbestose est une fibrose interstielle diffuse et progressive qui s'étend des régions péribronchiolaires vers les espaces sous pleuraux, et qui peut apparaître 10 à 20 ans après le début de l'exposition.
• Des manifestations pleurales bénignes peuvent accompagner cette fibrose ou exister seules. Il s'agit de plaques pleurales le plus souvent asymptomatiques, ou de réactions pleurales ( épanchement, fibrose ) apparaissant 10 à 15 ans après la première exposition à l'amiante.
• Des complications de ces atteintes asbestosiques sont à redouter :
o pneumopathies aiguë
o insuffisance respiratoire chronique
o pleurésies sérofibrineuses ou sérohémorragiques d'évolution subaiguë et parfois à rechute
o insuffisance ventriculaire droite
o cancer bronchique
• Le mésothéliome pleural, péritonéal ou péricardique dont le temps de latence peut atteindre 20 à 40 ans et dont le pronostic est redoutable. Le diagnostic différentiel avec un adénocarcinome métastatique est souvent difficile.
• Le cancer broncho-pulmonaire sans antécédent d'asbestose
L'amiante est classée cancérogène n° 1 par le CIRC, c'est donc un cancérogène certain pour l'homme.
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Maladies professionnelles
Les tableaux de maladie professionnelle : n° 30 et n° 30 bis du régime général ( décret n° 96-445 du 22 février 1996 ) et n° 47 et n ° 47 bis du régime agricole.
La réparation des maladies professionnelles dues à l'inhalation de poussières d'amiante (INRS, TC 73)
Le nombre de déclarations figure en 3 éme position et c'est un 1/3 du budget "réparation" qui est concerné par l'amiante pour l'année 1995.
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Valeurs limites d'exposition
Le décret n° 96-98 du 7 février 1996 modifié prescrit les valeurs suivantes :
• pour les activité de fabrication et de transformation de matériaux contenant de l'amiante, la concentration moyenne en fibres d'amiante dans l'air ne doit pas dépasser 0,1 fibre / cm3 sur 8 heures de travail.
• pour les activités de confinement et de retrait de l'amiante et pour les interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles d'émettre des fibres d'amiante, la concentration moyenne en fibres d'amiante dans l'air ne doit pas dépasser 0,1 fibre / cm3 sur 1 heure de travail.
Pour l'application de ces dispositions, seules sont prises en compte les fibres de plus de 5  de longueur, de 3  au plus de largeur et dont le rapport longueur / largeur excède 3. Les mesures se font en microscopie optique par un organisme agréé.
Le décret n° 96-97 du 7 février 1996 fait obligation à tous les propriétaires d' immeuble de rechercher la présence d'amiante dans les flocages, calorifugeages et faux plafonds, selon une démarche bien précise.
Le propriétaire doit faire appel à un contrôleur technique agréé ( ou un technicien de la construction ayant contracté une assurance spéciale pour ce type d'activité ), pour faire évaluer la présence d'amiante dans le bâtiment.
Le contrôleur recherche dans un premier temps la présence :
• de flocage antérieur à 1980
• de calorifugeage antérieur à juillet 1996
• de faux plafonds antérieurs à janvier 1997
En cas de repérage positif, il procéde à des prélèvements de matèriaux pour la recherche d'amiante en microscopie optique à lumière polarisée. La présence d'amiante ne se repère pas à la vue mais à l'examen microscopique du matériau.
Si les résultats sont négatifs, l'absence d'amiante est confirmée.
Dans le cas contraire, le contrôleur procéde, dans un deuxième temps, à une évaluation de l'état des matériaux selon une grille annexée à l'arrêté du 7 février 1996 modifié par l'arrêté du 15 janvier 1998 et qui donne un score d'évaluation de 1 à 3 :
• si le score = 1 : bon état, à réévaluer dans 3 ans maximum
• si le score = 2 : compléter l'analyse par un prélèvement atmosphèrique et examen par microscopie électronique par un organisme agréé:
• si moins de 5 fibres / litre, on fera un nouveau contrôle dans 3 ans au maximum
• si plus de 5 fibres / litre et moins de 25 fibres / litre, on fera un contrôle dans 2 ans au maximum
• si plus de 25 fibres / litre, des travaux doivent être exécutés dans un délai maximum de 12 mois
• si le score = 3 : travaux à faire dans les 12 mois. Après travaux et pour que les locaux traités puissent être restitués, le niveau d'empoussièrement devra être < à 5 fibres / litre.
Les résultats des prélèvements atmosphériques en microscopie électronique ( M.E. ) ne peuvent être comparés aux résultats en microscopie optique ( M.O. ). En effet, les méthodes ne sont pas similaires et les fibres comptées ne sont pas les mêmes :
• la M.E. compte les fibres d'amiante de diamètre supérieur à 0,02 
• la M.O. compte toutes les fibres de diamètre supérieur à 0,2 , le pouvoir de résolution étant plus faible
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Principaux textes réglementaires
Locaux de travail
Décret n° 96-98 du 7 février 1996 modifié par le décret n° 96-1132 du 24 décembre 1996 et par le décret n° 97-1219 du 26 décembre 1997 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante. Les activités concernées sont classées en 3 sections :
• les activités de fabrication et de transformation de matériaux contenant de l'amiante ( activités ayant pour finalité la fabrication ou la transformation de produits à partir d'amiante ou de matériaux en contenant ) : section I
• les activités de confinement et de retrait de l'amiante ( activités dont la finalité est le retrait ou le confinement par fixation, imprégnation ou encoffrement de l'amiante ou de matériaux en contenant, et qui portent sur des bâtiments, des structures, des appareils ou des installations, y compris dans le cas de démolition ) : section II
• les activités et interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles d'émettre des fibres d'amiante ( activités ou interventions dont la finalité n'est pas de traiter l'amiante mais qui sont susceptibles de provoquer l'émission de fibres d'amiante ) : section III
Arrêté du 14 mai 1996 :
• modalités de contrôle de l'empoussièrement
• règles techniques applicables lors des opérations de confinement et de retrait
Travaux interdits
Article R. 234-20 du Code du Travail concernant certains travaux interdits aux jeunes travailleurs de moins de 18 ans, complété par le décret du 7 février 1996.
Arrêté du 8 octobre 1990 modifié par l'arrêté du 4 avril 1996 fixant la liste des travaux pour lesquels il ne peut être fait appel aux salariés sous contrat de travail à durée déterminé ou aux salariés des entreprises de travail temporaires : fabrication ou transformation de matériaux contenant de l'amiante, entretien ou maintenance de flocage ou calorifugeage, confinement ou retrait de l'amiante, démolition.
Médecine du travail
Estimation du risque amiante par le médecin du travail (INRS, brochure TF 86)
Physiopathologie des maladies liées à l'amiante (INRS, brochure TC 71)
Arrêté du 11 juillet 1977 fixant la liste des travaux nécessitant une surveillance médicale spéciale
Arrêté du 28 février 1995 mettant en place le suivi post-professionnel des salariés ayant été exposés à des agents cancérogènes : pour l'amiante, un examen clinique annuel complété tous les 2 ans par un examen radiologique du thorax et par une exploration fonctionnelle respiratoire avec courbe débit-volume.
Sections I et II du chapitre III du décret n° 96-98 du 7 février 1996 : un travailleur ne peut être affecté à des travaux relevant de ces sections, que si la fiche d'aptitude établie en application de l'article R.241-57 du Code du Travail atteste qu'il ne présente pas de contre-indication médicale à ces travaux. Cette fiche d'aptitude est renouvelée au moins une fois par an.
Pour ces travaux relevant des sections I et II :
• Le dossier médical des salariés qui sont exposés à l'inhalation de poussières d'amiante est conservé pendant 40 ans après cessation de l'exposition.
• Une attestation d'exposition est remplie par l'employeur et le médecin du travail et remise par l'employeur au salarié à son départ de l'établissement.
Arrêté du 6 décembre 1996 portant application de l'article 16 du décret n° 96-98 du 7 février 1996 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l'inhalation des poussières d'amiante fixant le modèle de l'attestation d'exposition à remplir par l'employeur et le médecin du travail ( annexe V ).
Arrêté du 13 décembre 1996 portant application des articles 13 et 32 du décret n° 96-98 du 7 février 1996 et déterminant les recommandations et fixant les instructions techniques que doivent respecter les médecins du travail assurant la surveillance médicale des salariés concernés et selon le secteur d'activités ( annexe VI ). D'une façon générale, l'action du médecin est précisée dans les domaines suivant :
• identification et évaluation des risques, aprés notamment recueil d'informations transmises par l'employeur
• formation et information des salariés ( risques encourus, facteurs aggravants, précautions à prendre, emploi des E.P.I.)
• conseil sur le plan de démolition, de retrait ou de confinement; sur les plans de prévention; sur les plans en matière de sécurité et de protection de la santé
• visites des lieux de travail qui doivent être aussi nombreuses et complétes que possible
• surveillance médicale :
• les salariés des section I et II sont en surveillance médicale spéciale. Pour la section III, le médecin du travail doit, au vu des informations comuniquées par l'employeur au travers des fiches d'exposition, décider ou non d'une mise en surveillance médicale spéciale du salarié.
• il n'existe pas de contre-indication médicale systématique. Mais le médecin doit évaluer l'aptitude des salariés à travailler dans des conditions de pénibilité physique, voir psychologique. Certaines pathologies ( ou simplement la morphologie ) peuvent être incompatibles avec le port d'un masque de protection respiratoire, d'une combinaison étanche.
• avant exposition, il faut établir une attestation de non contre-indication médical aprés radiographie pulmonaire standard et des épreuves fonctionnelles respiratoires
• en cours d'exposition, le médecin du travail doit effectuer un examen clinique au minimum annuel, une radiographie pulmonaire standard de face et une EFR tous les 2 ans
• lors du départ de l'entreprise, le salarié, muni de l'attestation d'exposition, est adressé au médecin du travail qui lui remet la fiche médicale prévue à l'article R.241-57 du code du travail.
• il est nécessaire que la surveillance médicale soit poursuivie après cessation d'exposition à l'amiante
• le médecin du travail doit participé au recueil d'informations pour éventuellement faire des études épidémiologiques
Circulaire DRT 98/10 du 5 novembre 1998 concernant les modalités d'application des dispositions relatives à la protection des travailleurs contre les risques liés à l'amiante
Elaboration d’une stratégie de surveillance médicale clinique des personnes exposées à l’amiante : conférence de consensus (15 janvier 1999)
Protection de la population
Décret n° 96-97 du 7 février 1996 modifié par le décret n° 97-855 du 12 septembre 1997 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis. Les propriétaires de tous les immeubles, à la seule exception des immeubles à usage d'habitation comportant un seul logement, doivent rechercher la présence de calorifugeages contenant de l'amiante, et la présence de flocage contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant 1980, et depuis septembre 1997, la présence d'amiante dans les faux plafonds.
Arrêté du 7 février 1996 modifié par l'arrêté du 15 janvier 1998 relatif aux modalités d'évaluation et l'état de conservation des matériaux susceptibles de contenir de l'amiante.
Arrêté du 14 mai 1996 relatif aux règles techniques que doivent respecter les entreprises effectuant des activités de confinement et de retrait d'amiante.
Décret n° 96-1133 du 24 décembre 1996 relatif à l'interdiction de l'amiante à partir du 1er janvier 1997.
Arrêté du 24 décembre 1996 relatif aux exceptions à l'interdiction de l'amiante ( annexe III ).
Arrêté du 24 décembre 1996 relatif au formulaire de déclaration en vue d'exceptions à l'interdiction de l'amiante ( annexe IV ).
Décret n° 97-855 du 12 septembre 1997 : extension de la détection d'amiante dans les faux plafonds.
Arrêté du 15 janvier 1998 modifiant l'arrêté du 7 février 1996 relatif aux modalités d'évaluation de l'état de conservation des flocages et des calorifugeages contenant de l'amiante et aux mesures d'empoussiérement dans les immeubles bâtis.(J.O. du 24 janvier 1998)
Arrêté du 15 janvier 1998 modifiant l'arrêté du 7 février 1996 relatif aux modalités d'évaluation de l'état de conservation des faux-plafonds contenant de l'amiante et aux mesures d'empoussiérement dans les immeubles bâtis.(J.O. du 5 février 1998)
Protection de l'environnement
Circulaire du 19 juillet 1996 du Ministère de l'Environnement relative à l'élimination des déchets de déflocage et de décalorifugeage : les déchets issus des travaux de la section 2 seront considérés comme déchets industriels spéciaux et traités dans des installations spécialisées.
Circulaire du 9 janvier 1997 modifiée relative à l'élimination des déchets d'amiante-ciment.
Circulaire du 12 mars 1997 relatives à l'élimination.
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Conclusion et éléments de réflexion
En pratique tous les métiers du bâtiment, les métiers de maintenance et d'isolation sont concernés par l'amiante.
Vu le risque cancérogène de l'amiante, il est choquant que l'étiquetage indiquant la présence d'amiante se limite à la banale lettre a absolument non évocatrice du risque.
La prévention technique lors de l'exposition à cette fibre cancérogène sera fondamentale et prioritairement une protection collective. La valeur limite d'exposition n'est pas médicalement une valeur de sécurité.
Quelle est la toxicité des produits de substitution ?
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Références & Bibliographie
• Amiante : le point après 10 ans de réglementation. Travail & Sécurité, 2006, n° 659, pp. 19-29.
• Mésothéliome pleural : professions et secteurs d'activité à risque chez les hommes. A partir des données du Programme national de surveillance diu mésothéliome (PNSM), octobre 2005, Institut de Veille Sanitaire.
• M.L. Calmus, P. Borel, J. Alcouffe. Evaluation de la pénibilité des opérations de désamiantage. Archives des Maladies Professionnelles, 2002, Vol. 63, n°2, pp.67-76.
• Audit clinique en médecine du travail. Application à l'évaluation de la qualité de la surveillance médicale des salariés anciennement exposés à l'amiante. Document pour le médecin du travail, 2001, n° 88, pp. 395-401.
• Désamiantage : 5 ans après. Travail et Sécurité, 2001, n° 613, pp. 24-40.
• Les chantiers de retrait d'amiante friable : le rôle et la place du médecin du travail. Document pour le médecin du travail, 2001, n° 85, pp. 63 - 81.
• Surveillance médicale des personnes exposées à l'amiante : actualités. Document pour le médecin du travail, 2000, n° 83, pp. 259-266.
• Plan de retrait de matériaux friables contenant de l'amiante. Analyse par le médecin du travail. Document pour le médecin du travail, 2000, n° 82, pp. 115-123.
• P. De Vust. Recommandations pour l'analyse des fibres minérales dans les échantillons biologiques. Rapport du groupe de l'European Respiratory Society. Document pour le médecin du travail, 2000, n° 81, pp. 3-19.
• Conférence de consensus pour l'élaboration d'une stratégie de surveillance médicale clinique des personnes exposées à l'amiante. Archives des Maladies Professionnelles, 1999, Vol. n° 60, n° 3-4, pp.189-364.
• Spécial Amiante.Document pour le médecin du travail, 1999, n° 78, pp. 91-173.
• Aide-mémoire juridique : Amiante, protection des travailleurs.(TJ 4, INRS)
• Textes réglementaires "Amiante". Travail et Sécurité, 1998, n° 10, pp. 52-55
• INRS. Amiante : Fiche toxicologique n° 145. Cahiers de notes documentaires, 1997, n° 167, pp. 352 - 359.
• INRS. Exposition à l'amiante dans les travaux d'entretien et de maintenance. Guide de prévention.
Document ED n° 809, 1997, 64 p.
• Le Bacle C. Amiante : notes de Congrés. Document pour le médecin du travail, 1996, n° 67, pp.261 - 273.
• INRS. Dossier Amiante. Travail et Sécurité, 1996, n° 552, pp.11 - 46.
• INRS. Dossier La Prévention face à l'Amiante. Travail et Sécurité, 1995, n° 544, pp.640 - 672.
• Surveillance médicale des salariés exposés à l'amiante.Séance spéciale de la Société française de médecine du travail du 26 octobre 1996. Archives des Maladies Professionnelles,1997, Vol. 58, n° 7, pp.567 - 594.
• Pezerat H. Evaluer et réduire les risques dans les immeubles floqués à l'amiante. Archives des Maladies Professionnelles, 1995, Vol. n° 56, n° 5, pp.374 - 384.
• Héry M. Exposition professionnelle des travailleurs employés sur les chantiers d'enlèvement d'amiante. Cahiers de notes documentaires,1997, n° 167, pp. 217 - 224.
• Meyer J.P. Astreinte physiologique lors d'opérations de retrait d'amiante. Document pour le médecin du travail, 1997, n° 69, pp. 19 - 26.
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Liens utiles
• Symposium « Amiante et risques professionnels : études épidémiologiques récentes » (17 novembre 2003). Résumés des interventions.
• Concours Européen : Affections consécutives à l’inhalation de poussières d’amiante : épidémiologie, étiologie, diagnostic, prévention, réparation (site de l'UVMT)
• FIVA : Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante
• Quelques rappels sur les fibres d'amiante, les pathologies pleuro-pulmonaires, les images radiologiques typiques par CHU Rouen, Service des Maladies Professionnelles

• ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante)

• Surveillance des sujets exposés à l'amiante : Société de Médecine du travail de Midi-Pyrénées

• Dossier "Amiante" de l'INRS : données réglementaires et toxicologiques, guides pratiques, résultats et comptes rendus d'études, pathologie professionnelle, métrologie ( juin 1998)

• Amiante : informations pratiques, état des connaissances scientifiques, évaluation produites par le ministère et ses services de santé, législation et règlements, et des commentaires qui analysent la situation actuelle sont disponibles sur le site du Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille

• Autres documents sur l'amiante recensés par le CHU de Rouen

• Effets sur la santé des fibres de substitution à l'amiante : rapport établi à la demande du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité et consultable sur le site de l'Inserm (juin 1998)

• Effets sur la santé des principaux types d'exposition à l'amiante : rapport établi à la demande de la Direction des Relations du Travail et de la Direction Générale de la Santé, par le groupe d'expertise collective réuni par l'INSERM (juillet 1996)

• Dossier de presse : Mesures Amiante, une nouvelle étape par le Ministére de l'emploi et de la Solidarité (19 novembre 1998)

• Traitement médiatique du rapport de l'Inserm sur les effets de l'amiante sur la santé. Mémoire de Maîtrise réalisé par Sonya Bertrand
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Document réalisé par le Dr François Muller, médecin du travail
AST du Bas - Rhin ( France )
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Amiante
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ILS SAVAIENT

Le sort des personnes ayant été en contact avec l'amiante, malgré la possibilité de cessation anticipée d'activité, avec tout de même une perte financière très importante et difficile à surmonter pour les bas salaires n'est pas suffisamment pris en compte par l'état,la représentation nationale, les corps constitués dont certains syndicats........
Témoignage personnel d'un instant répétitif de notre vie quotidienne.

Et dire qu’ils savaient.
Ils savaient le caractère nocif des poussières d’amiante depuis le début du XXème siècle.
Ils savaient le caractère cancérigène de celles-ci dès le milieu des années cinquante.
Ils savaient et n’ont entrepris avant 1977 aucune recherche "afin d’évaluer les risques pesant sur les travailleurs exposés à ces poussieres d’amiante, ni pris de mesures aptes à éliminer ou à limiter les dangers"(extrait de l’arrêté du 3 mars 2004 du conseil d’état).
C’est à tout cela que je pense ce lundi matin en poussant la porte de l’hôpital .J’aperçois Alain, assis dans la salle d’attente du service radiologie.
« Salut Alain, tu viens faire un scanner »
« Et oui, il parait qu’à cinquante ans, il vaut mieux contrôler l’état de l’objet »
L’objet signifie pudiquement le poumon, motif de bien des angoisses et de larmes.
En ce moment précis, Je pense à Yvon, Michel, Jean, Jacques, …………. ,"attrapé." par le mésothéliome et qui me regardent de la haut,très haut.
Je pense également à Gérard, Lucien, Louis, Pierre,………… atteint de plaques pleurales ou d’un épaississement de la plèvre, vivant au quotidien avec leur handicap , la peur au ventre que ces symptômes se transforment en pathologie lourde.
Mon compagnon de l’arsenal vient juste d’être pris en main par une jeune femme fort sympathique, souriante, un vrai rayon de soleil dans ce monde si cruel. Ça fait du bien, ça fait beaucoup de bien.
Je patiente depuis trois quarts d’heure. Inconsciemment, je suis anxieux pour Alain, je ronge le peu d’ongle qui subsiste sur mon pouce droit et mon pied gauche part dans un mouvement de va et vient, de plus en plus rapide. Au bout d’une heure, je vois une mine défaite revenir dans la salle d’attente :
« Examens complémentaires » me dit Alain.
Nous n’ajoutons rien de plus, car nous savons, nous savons que derrière ces deux mots se lit une immense détresse, un grand désespoir. Je perçois dans ses yeux un appel au secours, mais hélas, inconsciemment, je détourne le regard. Je m’en veux, je m’en veux de ce geste lâche et indigne. Je m’en veux mais n’y peut rien. Je me lève car le radiologue m’appelle. Nous nous serons la main, longuement, avec tous les deux les yeux humides.
« Bonjour, monsieur, allongez vous sur la table.Je vous sens tendu, rassurez vous, ça ne fait pas mal »
Quel imbécile, c’est le résultat de l’examen qui me fait peur, pas l’examen.
Il avance la table vers le tube et se dirige vers sa cabine.J’ai les jambes qui tremblent, le cœur qui bat vite, très vite. Le tube se déplace.
« Bloquez votre respiration »
Le tube s’agite, s’arrête, bloquez, débloquez, le tube s’agite, s’arrête, bloquez, débloquez… Une éternité, un véritable calvaire.J’ai l’impression que l’heure s’est arrêtée.
Puis plus rien. Je suppose que le radiologue analyse les clichés.
Et on repart pour un tour.
Le tube s’agite, s’arrête, bloquez, débloquez, le tube s’agite, s’arrête, bloquez, débloquez…
La sueur dégouline sur mon front, descend dans mon dos, glaciale. Je me sens mal, très mal.
« C’est terminé, monsieur, il n’y a rien à signaler, tout va bien. »
Alors là, un sentiment indéfinissable vous envahit, une joie immense, des frissons vous parcours tout le corps,
« Je vous revois dans deux ans » me lance le radiologue en quittant la salle d’examen, me ramenant par ces quelques mots à la réalité, une angoisse permanente jusqu’à ………..
Jusqu’à quand ? Qui peux dire aujourd’hui où je serais dans deux ans, dans un an, demain !>

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